Skip to content

La salute, il bene più prezioso

"Il n’existe pas de nourrisson qui, au cours des premiers mois de vie, ne fasse l’expérience de quelques petits désagréments."

Capitolo 6 - I disturbi fisiologici del neonato

CATEGORIA: La santé, le bien le plus précieux
INTERESSA: 0 +
TEMPO DI LETTURA: 9 min

Il n’y a pas de bébé qui, durant ses premiers mois de vie, ne traverse pas de petits désagréments. Rien de grave, il s’agit de troubles bénins et sans conséquence, mais qui peuvent néanmoins inquiéter des parents peu expérimentés. Voici un aperçu des plus fréquents.

  • La croûte de lait: On l’appelle ainsi parce qu’elle touche les nourrissons, mais elle n’a aucun lien avec le lait ni avec l’alimentation de la mère qui allaite. Il s’agit d’une dermatite séborrhéique du nourrisson, qui apparaît souvent dans les premières semaines de vie et disparaît spontanément avant l’âge de 6 à 8 mois. La peau du cuir chevelu – et parfois aussi le front, la racine du nez ou les plis de l’aine – se couvre de petites squames grasses, jaunâtres. Elles sont rarement gênantes pour l’enfant et n’entraînent aucun dommage ni risque pour sa santé.
    Les causes exactes de ce phénomène ne sont pas clairement établies. On suppose qu’il pourrait être lié aux œstrogènes transmis par l’organisme maternel au fœtus pendant la grossesse.
    À ce jour, il n’existe pas de traitement dont l’efficacité soit scientifiquement démontrée, et il est déconseillé de tenter de décoller les squames, car la peau pourrait s’enflammer. On peut tout au plus les assouplir en appliquant un peu d’huile d’amande douce après le bain, à l’aide d’un coton, et utiliser une brosse très douce pour retirer uniquement celles qui se détachent spontanément.
  • Le reflux gastro-œsophagien: Ce n’est pas une maladie, mais un phénomène physiologique fréquent chez le nourrisson. Il correspond à la remontée, dans l’œsophage, d’une partie du contenu de l’estomac pendant la digestion. Chez le jeune bébé, le cardia – la valve entre l’œsophage et l’estomac – est encore immature et ne remplit pas pleinement sa fonction. De plus, le nourrisson a une alimentation exclusivement liquide et passe beaucoup de temps en position horizontale. Il est donc fréquent qu’une partie du lait semi-digéré remonte et ressorte par la bouche, provoquant les régurgitations.
    Si le bébé régurgite souvent mais ne montre aucun signe de souffrance, le reflux est considéré comme physiologique et ne nécessite aucun traitement. Toutefois, le contenu gastrique étant acide, son passage dans l’œsophage peut parfois irriter la muqueuse et provoquer une sensation de brûlure.
    On parle de maladie du reflux gastro-œsophagien dans les rares cas où le contenu gastrique est aspiré dans les poumons et entraîne des troubles respiratoires. Dans ce cas, il ne s’agit plus d’un phénomène bénin mais d’un trouble nécessitant une prise en charge médicale.
    Lorsque le nourrisson régurgite fréquemment et manifeste des signes d’inconfort ou de stress, sans que cela n’affecte son alimentation ni sa croissance, les recommandations actuelles conseillent en premier lieu de solliciter l’aide d’une consultante en allaitement maternel. Celle-ci pourra observer une tétée, vérifier la prise du sein, la position du bébé et son comportement après l’allaitement.
    Si cela ne suffit pas, on peut recourir pendant quelques semaines à un alginat, un agent épaississant extrait d’algues, qui augmente la densité du contenu gastrique et rend la remontée plus difficile. Il est administré sous forme de gouttes après la tétée. Il n’est pas absorbé par l’organisme et est donc considéré comme sûr. En cas d’amélioration, le traitement peut être poursuivi, avec des pauses régulières pour vérifier si le trouble s’est résolu spontanément. En général, avec l’introduction des aliments solides et, en tout cas, avant l’âge d’un an, le reflux disparaît.
    Chez les nourrissons nourris au lait infantile, il est conseillé d’essayer un changement de formule, de fractionner les repas en donnant de plus petites quantités plus souvent, et, si nécessaire, d’utiliser une formule épaissie à l’amidon de riz ou de maïs.

Abonnez-vous à la newsletter

Soyez les premiers à recevoir les dernières nouvelles de la Baby Wellness Foundation !

  • Les coliques: Les coliques constituent le trouble le plus fréquent au cours des trois premiers mois de vie, et aussi le plus difficile à définir, car leur origine reste incertaine. Elles se manifestent par des crises de pleurs inconsolables, généralement en fin d’après-midi ou en soirée, qui peuvent durer plusieurs heures sans cause apparente. Selon une définition couramment utilisée, on parle de coliques infantiles lorsque les pleurs durent au moins 3 heures par jour, se répètent au moins 3 jours par semaine, pendant 3 semaines consécutives. On les qualifie souvent de coliques gazeuses, car l’enfant qui pleure replie les jambes, contracte les muscles, a l’abdomen tendu et émet des gaz. On suppose alors que la douleur est liée à l’air présent dans l’intestin. Toutefois, il n’est pas exclu que cette accumulation de gaz soit une conséquence du pleur prolongé plutôt que sa cause.
    Parmi les autres hypothèses figurent le reflux gastro-œsophagien, un déséquilibre de la flore intestinale, une surcharge de stimulations sensorielles en fin de journée, l’immaturité du système nerveux ou encore la difficulté à s’adapter au rythme circadien.
    Les coliques sont éprouvantes sur le plan psychologique : les parents tentent souvent de calmer leur enfant sans succès, et leur propre tension est perçue par le bébé, ce qui peut aggraver son agitation. Heureusement, les coliques n’ont aucune conséquence sur la santé ni le développement de l’enfant et disparaissent le plus souvent spontanément entre 3 et 5 mois. Les traitements médicamenteux classiques, comme le siméthicone (qui dissout les bulles de gaz) ou certains antispasmodiques prescrits par le médecin, ont une efficacité limitée. Des résultats plus prometteurs ont été observés avec certains probiotiques.
    Pour soulager le bébé pendant une crise, quelques mesures peuvent aider: réduire les stimulations sensorielles (baisser la lumière et les sons), bercer doucement l’enfant, le placer sur le ventre et masser délicatement son abdomen, proposer le sein pour le réconforter, (19) chanter une berceuse ou réciter une comptine. Même si elles ne suffisent pas toujours à faire cesser les pleurs, la présence et la tendresse des parents contribuent à diminuer l’inconfort du bébé.
  • La plagiocéphalie positionnelle: Il s’agit d’une légère déformation du crâne, avec un aplatissement de l’occiput, la zone qui repose sur le matelas lorsque le bébé dort. Au cours des dernières décennies, depuis que la position dorsale (sur le dos) est recommandée comme la plus sûre pour le sommeil, la fréquence de la plagiocéphalie positionnelle a nettement augmenté.
    Aujourd’hui, en Italie, environ 37 % des nourrissons âgés de 8 à 12 semaines en sont concernés (20). Cet aplatissement est une condition bénigne, sans risque pour la santé ni pour le développement neurologique de l’enfant. Dans la grande majorité des cas, il se corrige spontanément en quelques mois, lorsque le bébé gagne en mobilité et passe moins de temps en position dorsale. Les nourrissons qui commencent à bouger plus tôt récupèrent généralement plus rapidement la rondeur de leur tête. Certains matelas spécialement conçus pour réduire la pression exercée sur l’occiput peuvent aider à limiter le risque. En revanche, il faut éviter les coussins ou accessoires mobiles utilisés pendant le sommeil. Pour favoriser la correction de la forme de la tête, il est préférable de suivre les conseils des spécialistes en kinésithérapie pédiatrique, qui recommandent des exercices posturaux simples à pratiquer avec le bébé. (21)

(15) A. Victoire et al, Cochrane Skin Group, « Interventions pour la dermatite séborrhéique infantile (y compris les croûtes de lait) », Cochrane Database Syst Rev. 3 (2019) n° 011380

(16) A. Cartabellotta et al, « Lignes directrices pour le reflux gastro-œsophagien chez l’enfant », Evidence 8 (2016) n° 1000132

(17) F. Kaley et al, « The psychology of infant colic: A review of current research », Infant Mental Health Journal 32 (2011) pp 526-541

(18) T. Harb et al, « Infanti colic – what works. A systematic review of interventions for breast-fed infants », Journal of Pediatric Gastroenterology and Nutrition 62 (2016) pp. 668-686

(19) I. Giuseppin, « Le coliche gassose », Medico e bambino 25 (2006) pp. 494-503

(20) E. Ballardini et al, « Prevalence and characteristics of positional plagiocephaly in healthy full-term infants at 8–12 weeks of life », European Journal of Pediatrics 177 (2018) pp 1547–1554

(21) Groupe d’intérêt spécialisé en physiothérapie pédiatrique, Association italienne des physiothérapeutes, « La prévention des asymétries crâniennes et faciales posturales chez le nourrisson. Comment positionner l’enfant de la naissance à l’âge de 3 mois » 2020

Leggi le opinioni di...

Leggi le opinioni su questo articolo da parte di fonti autorevoli in campo scientifico o di aziende specializzate.

No comment yet, add your voice below!


Add a Comment