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La salute, il bene più prezioso

"Des contrôles très importants, que le personnel de santé parvient à effectuer rapidement et avec toute l’attention nécessaire."

Chapitre 1 – Les contrôles à la naissance

CATEGORIA: La santé, le bien le plus précieux
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Dès les tout premiers instants de la vie du nouveau-né, le personnel de la maternité procède à une évaluation rapide de son état de santé (1) : la fréquence cardiaque et respiratoire, le tonus musculaire, les réflexes et la coloration de la peau sont les cinq paramètres observés pour attribuer au bébé un score de 0 à 10, appelé indice d’Apgar. Cet acronyme correspond à Appearance, Pulse, Grimace, Activity, Respiration, c’est-à-dire la coloration de la peau, la fréquence cardiaque, la réaction à la stimulation, le tonus musculaire et la respiration.

Un score compris entre 8 et 10 indique que le passage à la vie extra-utérine se déroule de manière tout à fait normale. Il s’agit de contrôles très importants, que le personnel soignant réalise rapidement et avec délicatesse, afin de ne pas perturber l’intimité des premiers moments entre la mère et son enfant. L’évaluation est répétée à cinq minutes de vie, en tenant compte des mêmes paramètres.

Par la suite, le nouveau-né est pesé et examiné de façon plus approfondie. Le néonatologiste observe chaque partie de son corps : la forme de la tête, le nez, la bouche et les oreilles, palpe l’abdomen, écoute plus attentivement la respiration et les battements du cœur, examine les organes génitaux. Il soigne ensuite le moignon du cordon ombilical et rend le bébé aux soins affectueux de ses parents.

Dans les jours suivants, avant la sortie de la maternité, le nouveau-né est soumis à d’autres contrôles. Vingt-quatre heures après la naissance, le néonatologiste mesure l’oxygénation du sang à l’aide d’un instrument non invasif appliqué sur la peau. Cet examen permet de dépister d’éventuelles cardiopathies congénitales passées inaperçues lors de l’échographie morphologique réalisée pendant la grossesse. Un petit prélèvement sanguin permet ensuite de déterminer le groupe sanguin du bébé et de rechercher une éventuelle anémie par carence en fer, qui pourra être corrigée si nécessaire par une supplémentation.

Entre le deuxième et le cinquième jour de vie, la peau du nouveau-né peut prendre une teinte jaunâtre: c’est l’ictère néonatal. Il s’agit, dans certaines limites, d’un phénomène physiologique, dû à l’accumulation de bilirubine, un produit de dégradation des globules rouges. Pendant la vie fœtale, c’est l’organisme maternel qui élimine la bilirubine produite par le fœtus. Après la naissance, cette fonction revient au foie du nouveau-né, encore immature dans les premiers jours. La concentration de bilirubine peut donc augmenter dans les tissus et provoquer un ictère léger, qui régresse le plus souvent spontanément en une semaine.

Une élévation excessive de la bilirubine comporte toutefois un risque de lésions neurologiques. C’est pourquoi le taux d’ictère est mesuré, de manière non invasive à travers la peau, avant la sortie de la maternité. En cas d’hyperbilirubinémie, le traitement consiste à exposer le bébé à la lumière de lampes spéciales, inoffensives pour sa peau délicate, capables de dégrader la bilirubine. Si nécessaire, le néonatologiste prescrira quelques séances de photothérapie avant le retour à domicile.

Un autre contrôle réalisé dans les premiers jours de vie est la manœuvre de Barlow-Ortolani, destinée à évaluer le bon fonctionnement de l’articulation de la hanche.

La hanche est une articulation sphérique formée par la tête du fémur, qui s’insère dans une cavité en forme de coupe du bassin. Chez certains nouveau-nés, la tête du fémur est déplacée hors de sa position normale : on parle de luxation ou de dysplasie congénitale de la hanche. Cette anomalie touche 2 à 3 % des nourrissons et se corrige le plus souvent spontanément ou avec de simples mesures au cours des premiers mois. En l’absence de diagnostic précoce, elle peut cependant perturber le développement des membres inférieurs et entraîner des troubles de la marche ultérieurs (2). La manœuvre de Barlow-Ortolani consiste en une mobilisation douce des jambes, fléchies et écartées, afin de vérifier que la tête du fémur se déplace correctement sans à-coups. En cas de doute, une échographie de la hanche est prescrite.

Comme la dysplasie peut apparaître après la naissance, cette manœuvre est répétée lors des bilans de santé réalisés par le pédiatre. Aujourd’hui, de nombreux professionnels recommandent une échographie systématique de la hanche entre 4 et 6 semaines de vie, quel que soit le résultat de l’examen clinique.

Pour corriger ce défaut, il est conseillé de maintenir le plus souvent possible les jambes du bébé fléchies et écartées, en position dite « en grenouille ». La mère peut y contribuer en utilisant des couches adaptées ou deux couches superposées. Le portage en écharpe ou en porte-bébé peut également être très bénéfique, à condition que les cuisses soient bien soutenues et écartées, dans la position en « M ».

D’autres tests de dépistage obligatoires et offerts par les régions (3), sont également réalisés. Le premier est le test du réflexe rouge, qui permet de vérifier la transparence de l’œil jusqu’au fond de l’œil. Il consiste à observer, à l’aide d’un faisceau lumineux, un reflet rouge provenant de la rétine. Une absence de reflet, une coloration blanchâtre ou une asymétrie entre les deux yeux peut révéler des pathologies nécessitant un diagnostic rapide.

Un autre examen essentiel est celui des otoémissions acoustiques, destiné à dépister les troubles de l’audition. Il est non invasif, ne nécessite aucune coopération du nourrisson et est réalisé pendant son sommeil naturel. Une petite sonde placée dans l’oreille émet des sons et enregistre la réponse des structures auditives internes.

Enfin, dans les 72 heures suivant la naissance, tous les nouveau-nés subissent un prélèvement de quelques gouttes de sang au talon pour le dépistage des maladies métaboliques rares.

L’échantillon est analysé afin de rechercher des anomalies biochimiques associées à des maladies congénitales du métabolisme. Individuellement rares, ces maladies touchent collectivement un enfant sur 1 500 à 2 000. Elles sont souvent graves, parfois mortelles, mais un diagnostic précoce permet d’intervenir à temps et de prévenir des séquelles irréversibles.

Jusqu’à récemment, le dépistage obligatoire en Italie concernait trois maladies : l’hypothyroïdie congénitale, la mucoviscidose et la phénylcétonurie. Il a été élargi ces dernières années à plusieurs dizaines de pathologies métaboliques (4). Toutes les régions ne se sont pas encore totalement alignées, mais la situation s’améliore progressivement.

Ce dépistage est très sensible : un résultat négatif permet en général d’exclure la maladie. Des résultats faussement positifs ou incertains sont toutefois possibles, ce qui peut conduire à rappeler les parents pour un second prélèvement. Dans la majorité des cas, celui-ci est rassurant. En cas de confirmation, l’enfant est orienté vers un spécialiste pour des examens complémentaires.

Enfin, deux autres gestes médicaux sont réalisés à la naissance : une injection intramusculaire de vitamine K, pour prévenir la maladie hémorragique du nouveau-né, et l’administration d’un collyre antibiotique afin de le protéger contre les conjonctivites causées par les bactéries rencontrées lors du passage dans le canal de naissance.

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(1) Société italienne de néonatologie, « Les parents et les 30 premiers jours avec leur bébé. De la naissance au premier mois », 2015

(2) M. De Pellegrin, « La dysplasie congénitale de la hanche (DCA). Terminologie, diagnostic précoce, dépistage, recommandations », Journal italien d’orthopédie et de traumatologie 45 (2019) pp. 1-6

(3) Décret du Président du Conseil des ministres du 12 janvier 2017 « Définition et mise à jour des niveaux essentiels d’assistance, visés à l’article 1, paragraphe 7, du décret législatif n° 502 du 30 décembre 1992 »

(4) Décret du ministère de la Santé du 13 octobre 2016 « Dispositions pour le lancement du dépistage néonatal pour le diagnostic précoce des maladies métaboliques héréditaires »

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