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Approfondimenti scientifici

Traumatisme crânien infligé (TCI) dans la petite enfance : cadre médico-scientifique

Dr.esse Maria Vicario, Dr.esse Monica Napolitano & Dr.esse Alexandra Semjonova
FOCUS: L’environnement de vie

Le Abusive Head Trauma (AHT), précédemment désigné dans la littérature comme Shaken Baby Syndrome, représente l’une des formes les plus graves de maltraitance physique de la petite enfance et est associé à une morbidité neurologique élevée et à une mortalité significative.

Le terme AHT désigne un ensemble de lésions crâniennes et intracrâniennes provoquées par l’application intentionnelle de forces traumatiques à la tête de l’enfant, avec ou sans preuve d’impact direct. La vulnérabilité neurologique particulière des nourrissons est liée aux caractéristiques anatomiques et physiologiques typiques des premiers mois de vie, notamment le rapport plus élevé entre la taille de la tête et celle du corps, l’immaturité de la musculature cervicale et la plus grande susceptibilité du système nerveux central aux accélérations et décélérations brusques.

Les manifestations cliniques peuvent être variables et comprennent des altérations de l’état de conscience, de l’irritabilité, des vomissements, des crises d’épilepsie, des difficultés d’alimentation, des apnées et d’autres signes neurologiques focaux.
Le diagnostic nécessite toujours une approche multidisciplinaire qui intègre évaluation clinique, neuro-imagerie, examen ophtalmologique, examen squelettique et analyse du contexte familial et social.

Les principales sociétés scientifiques internationales, notamment l’American Academy of Pediatrics (AAP), le Royal College of Paediatrics and Child Health (RCPCH) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), soulignent l’importance d’une reconnaissance précoce, de la protection de l’enfant et de la collaboration entre les professionnels de santé, les services sociaux et les autorités compétentes.

Outre le diagnostic et la prise en charge, la prévention primaire représente l’un des outils les plus efficaces pour réduire le risque d’AHT. Informer les soignants sur le développement normal de l’enfant, sur les pleurs du nourrisson et sur les stratégies de gestion du stress constitue aujourd’hui une composante essentielle des politiques de protection de l’enfance.

 

Définition et évolution de la terminologie

Le traumatisme crânien infligé est une condition clinique complexe dans laquelle le dommage neurologique résulte de l’application intentionnelle de forces traumatiques à la tête de l’enfant.

Par le passé, la littérature utilisait principalement le terme Shaken Baby Syndrome (SBS) pour décrire le tableau clinique associé aux secousses violentes du nourrisson, caractérisé par la présence d’une hémorragie sous-durale, d’hémorragies rétiniennes et de lésions cérébrales.

L’évolution des connaissances scientifiques a cependant démontré que ces lésions peuvent résulter de différents mécanismes traumatiques, comprenant non seulement les secousses, mais aussi des impacts directs et des mouvements brusques d’accélération et de décélération. Pour cette raison, la communauté scientifique internationale a progressivement adopté le terme Abusive Head Trauma (AHT), jugé plus représentatif de tout le spectre des lésions imputables à la maltraitance physique. L’American Academy of Pediatrics a formalisé ce changement de terminologie précisément pour favoriser une description plus complète et plus précise du phénomène (Christian & Block, 2009).

L’Abusive Head Trauma est donc défini comme un traumatisme de la tête et des structures intracrâniennes causé par des forces externes résultant d’un comportement intentionnel ou d’une action caractérisée par un risque élevé de provoquer des lésions chez l’enfant.

D’un point de vue clinique, peuvent être présents :

  • hémorragie intracrânienne, en particulier hématome sous-dural
  • lésions cérébrales traumatiques;
  • œdème cérébral;
  • hémorragies rétiniennes;
  • fractures crâniennes et autres lésions squelettiques associées.

La vulnérabilité particulière des enfants dans les premières années de vie est liée à certaines caractéristiques anatomiques et fisiologiques :

  • rapport plus élevé entre le poids de la tête et la masse corporelle ;
  • contrôle cervical encore immature ;
  • capacité de stabilisation réduite lors des mouvements d’accélération ;
  • sensibilité élevée du tissu cérébral en cours de développement.

Comme le souligne Gabaeff (2011), la compréhension de l’AHT nécessite toujours une analyse intégrée du mécanisme traumatique, du tableau clinique et des preuves diagnostiques, en évitant les interprétations basées sur une seule observation.

 

Épidémiologie et conséquences cliniques

L’incidence réelle de l’Abusive Head Trauma est difficile à définir avec précision, tant en raison de la variabilité des systèmes de surveillance que de la possible sous-estimation des cas.
Selon Piteau et al. (2012), le traumatisme crânien infligé représente l’une des principales causes de décès et de handicap neurologique permanent chez les enfants victimes de maltraitance physique.

Les enfants de moins de 12 mois sont particulièrement vulnérables, tant en raison des caractéristiques anatomiques propres à cette phase du développement qu’en raison de leur dépendance totale vis-à-vis des adultes qui s’occupent d’eux. La période de risque le plus élevé est souvent identifiée au cours des six premiers mois de la vie, lorsque les pleurs du nourrisson peuvent atteindre physiologiquement leur pic et peuvent représenter une source de stress pour certains soignants.

Les possibles conséquences peuvent inclure :

  • déficits cognitivi ;
  • troubles moteurs ;
  • épilepsie ;
  • altérations de la fonction visuelle ;
  • difficultés comportementales ;
  • troubles du neurodéveloppement.

 

Physiopathologie

L’Abusive Head Trauma (AHT) entraîne un ensemble complexe d’altérations biomécaniques, vasculaires et cellulaires pouvant affecter le tissu cérébral, les méninges, les vaisseaux sanguins intracrâniens et les structures oculaires.
L’ampleur des dommages dépend de plusieurs facteurs, dont l’intensité et la durée des forces appliquées, l’âge de l’enfant et sa vulnérabilité anatomique particulière. Chez les nourrissons, en effet, la tête représente une portion relativement plus importante du corps et la musculature cervicale n’a pas encore atteint un développement adéquat. En conséquence, des mouvements brusques d’accélération et de décélération peuvent provoquer un déplacement du cerveau à l’intérieur de la boîte crânienne, entraînant des contraintes mécaniques sur les structures nerveuses et vasculaires.

Le dommage neurologique peut se développer selon deux mécanismes principaux :

  • lésion primaire, directement causée par les forces traumatiques appliquées au tissu cérébral ;
  • lésion secondaire, consécutive aux processus suivant le traumatisme, tels que l’hypoxie, l’œdème cérébral, les altérations métaboliques et l’augmentation de la pression intracrânienne.

Ces événements peuvent se cumuler, contribuant à la progression des dommages neurologiques.

 

Mécanismes biomécaniques et lésions intracrâniennes

Les forces d’accélération et de décélération provoquent un déplacement relatif entre l’encéphale, les méninges et les structures vasculaires. Ce phénomène peut entraîner l’étirement et, dans les cas les plus graves, la rupture des veines ponts, avec la formation consécutive d’un hématome sous-dural, l’une des observations les plus fréquemment rencontrées dans les cas d’AHT.

Il est important de souligner que la présence d’une hémorragie sous-durale, ainsi que toute autre observation diagnostique, n’est pas en soi suffisante pour confirmer le diagnostic de traumatisme crânien infligé. Comme le souligne la revue de Narang et al. (2016), le diagnostic nécessite toujours une intégration des données cliniques, anamnestiques, radiologiques et une évaluation multidisciplinaire.

Dans les cas les plus graves, des altérations de la respiration, des épisodes d’apnée et une détérioration progressive de l’état neurologique peuvent apparaître. La réduction de l’apport d’oxygène au cerveau peut entraîner une lésion hypoxo-ischémique, aggravant les effets della lésion primaire.

L’œdème cérébral qui en résulte peut augmenter la pression intracrânienne et réduire davantage la perfusion cérébrale, alimentant un cercle vicieux qui contribue à la progression des dommages.

Parallèlement, de nombreux processus biologiques sont activés, notamment :

  • réponse inflammatoire;
  • altération de la barrière hémato-encéphalique;
  • stress oxydatif;
  • mort cellulaire neuronale.

Ces mécanismes représentent la base biologique des éventuelles conséquences neurologiques à moyen et long terme.

 

Manifestations cliniques

Le tableau clinique de l’Abusive Head Trauma peut être extrêmement variable. Certains enfants présentent des signes neurologiques évidents dès les premiers stades, tandis que d’autres peuvent initialement manifester des symptômes plus subtils et non spécifiques.

Parmi les principaux signes cliniques, on observe :

  • altération de l’état de conscience ;
  • somnolence marquée ou réactivité réduite ;
  • irritabilité inconsolable ;
  • vomissements ;
  • difficultés d’alimentation ;
  • réduction de l’interaction avec l’environnement ;
  • crises d’épilepsie ;
  • épisodes d’apnée ;
  • altérations du tonus musculaire ;
  • anomalies du regard.

Chez les nourrissons, la reconnaissance précoce peut être complexe car les symptômes initiaux peuvent être confondus avec des conditions fréquentes de l’âge pédiatrique. C’est pourquoi, une modification soudaine du comportement, surtout si elle est associée à des signes neurologiques ou à une histoire clinique non cohérente avec le tableau observé, nécessite toujours une évaluation spécialisée rapide.

 

Diagnostic clinique et approche multidisciplinaire

Le diagnostic d’AHT nécessite un parcours structuré et multidisciplinaire, dans lequel les compétences cliniques, radiologiques, ophtalmologiques et médico-légales concourent à une évaluation complète de l’enfant. L’objectif n’est pas seulement d’identifier l’éventuelle lésion, mais aussi de comprendre le contexte clinique et de garantir rapidement la protection du mineur, à travers la collaboration entre professionnels de santé, services sociaux et autorités compétentes.

Les lignes directrices de l’American Academy of Pediatrics (AAP) recommandent une évaluation systématique chez les enfants suspectés de traumatisme crânien infligé, comprenant une anamnèse précise, un examen clinique complet et l’utilisation des examens diagnostiques les plus appropriés (Christian & Block, 2009).

Le parcours diagnostique implique généralement différentes figures professionnelles, dont :

  • pédiatre ;
  • médecin urgentiste ;
  • neurochirurgien ;
  • neuroradiologue ;
  • ophtalmologue pédiatrique ;
  • médecin légiste ;
  • psychologue ;
  • assistant social.

L’intégration des différentes compétences permet d’interpréter correctement le tableau clinique, évitant que des découvertes isolées ne soient considérées séparément.

 

Neuro-imagerie

La neuro-imagerie représente l’un des outils fondamentaux du parcours diagnostique.
Dans la phase aiguë, la tomodensitométrie (TDM) de l’encéphale constitue souvent le premier examen réalisé, car elle permet une identification rapide de :

  • hémorragies intracrâniennes ;
  • fractures crâniennes ;
  • œdème cérébral ;
  • autres altérations aiguës.

Par la suite, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) permet une évaluation plus détaillée du parenchyme cérébral, contribuant à définir l’étendue des lésions et leur évolution dans le temps.

Selon les recommandations du Royal College of Paediatrics and Child Health (RCPCH, 2020), les images doivent être interprétées par des spécialistes ayant une expérience en neuroradiologie pédiatrique et toujours être intégrées à l’histoire clinique, à l’examen physique et aux autres examens diagnostiques.

Évaluation ophtalmologique

L’évaluation ophtalmologique représente une composante importante du parcours diagnostique lorsque le tableau clinique suggère un possible traumatisme crânien infligé. En particulier, la recherche d’hémorragies rétiniennes par examen du fond d’œil doit être effectuée par un ophtalmologue ayant une expérience en milieu pédiatrique.

Comme le soulignent les lignes directrices du RCPCH, cette constatation doit également être interprétée dans le contexte de l’ensemble du tableau clinique : aucun signe isolé n’est suffisant, à lui seul, pour confirmer ou exclure le diagnostic d’AHT.

 

Évaluation squelettique

Chez les jeunes enfants suspectés de maltraitance, une enquête squelettique complète peut être indiquée, visant à identifier d’éventuelles lésions osseuses non évidentes à l’examen clinique.

La présence de fractures costales ou de lésions osseuses à différents stades de guérison peut fournir des informations pertinentes dans le cadre de l’évaluation globale.

L’American Academy of Pediatrics et l’American College of Radiology recommandent l’utilisation de protocolles radiologiques spécifiques pour garantir une enquête précise et standardisée dans les cas de suspicion de maltraitance physique.

 

Recommandations des principales sociétés savantes

Les indications actuellement adoptées au niveau international proviennent principalement des documents publiés par :

  • American Academy of Pediatrics (AAP) ;
  • Royal College of Paediatrics and Child Health (RCPCH) ;
  • Organisation mondiale de la santé (OMS).

Bien qu’ayant des approches organisationnelles différentes, ces institutions partagent certains principes fondamentaux :

  • reconnaître précocement les signes cliniques compatibles avec l’AHT ;
  • garantir une évaluation multidisciplinaire ;
  • assurer la protection immédiate de l’enfant si nécessaire ;
  • documenter précisément le parcours diagnostique ;
  • promouvoir la prévention primaire par des programmes éducatifs destinés aux soignants.

L’attention croissante des sociétés savantes envers la prévention reflète un principe aujourd’hui largement partagé : informer et soutenir les familles représente une composante essentielle de la protection de la santé et du développement de l’enfant.

 

Prévention primaire

La prévention primaire du traumatisme crânien infligé (AHT) représente l’un des outils les plus efficaces pour protéger la santé et le développement de l’enfant dans les premiers mois de vie. Les interventions préventives reposent sur l’information, sur l’éducation et sur le soutien aux soignants, avec pour objectif de favoriser une meilleure connaissance du développement de l’enfant, d’améliorer la gestion des situations de stress et de promouvoir des méthodes de soins sûres.
Un élément centrale de la prévention concerne la compréhension des pleurs du nourrisson, une manifestation physiologique du développement qui atteint généralement son pic entre la deuxième semaine et le troisième-quatrième mois de vie, pour ensuite diminuer progressivement (Barr et al., 2012). Connaître cette évolution normale aide les parents à interpréter les pleurs comme une phase du développement et non comme un signe d’incapacité parentale ou de manque de réponse aux besoins de l’enfant. L’information précoce représente donc un outil concret pour réduire le stress et favoriser une relation de soin plus sereine.

 

1. Éducation sur les pleurs du nourrisson et stratégies de consolation

Les programmes d’éducation destinés aux soignants ont pour but de fournir des connaissances pratiques sur la signification des pleurs et sur les méthodes les plus appropriées pour répondre aux besoins de l’enfant.

Parmi les principales stratégies recommandées figurent :

  • vérifier les besoins fondamentaux de l’enfant (alimentation, changement de couche, température corporelle et confort) ;
  • offrir un contact physique rassurant, à travers l’enveloppement, la proximité et, le cas échéant, le contact peau à peau ;
  • réduire les stimuli environnementaux si l’enfant semble surstimulé ;
  • utiliser une voix calme, des mouvements doux et des routines prévisibles ;
  • reconnaître que certains épisodes de pleurs peuvent persister malgré les stratégies de consolation.

L’objectif n’est pas d’interrompre immédiatement les pleurs, mais d’aider le soignant à maintenir une réponse calme, sûre et respectueuse des besoins de l’enfant.

 

2. Promotion de la régulation du stress de la part du soignant

Prendre soin d’un nouveau-né peut être émotionnellement exigeant. Pour cette raison, les programmes de prévention accordent une attention particulière à la gestion du stress parental.
Lorsque les pleurs deviennent intenses ou prolongés, il est important que le soignant sache reconnaître ses propres limites et utilise des stratégies d’autorégulation. Si nécessaire, il est conseillé de poser temporairement l’enfant dans un endroit sûr, comme son berceau, et de s’accorder quelques minutes pour retrouver son contrôle émotionnel avant de reprendre les soins.

Cette simple indication, promue par de nombreuses campagnes internationales de prévention, contribue à remplacer une réponse impulsive par un choix conscient et sûr. Favoriser le bien-être psychologique des parents, offrir un soutien pendant la période postnatale et identifier précocement les situations de vulnérabilité particulière représentent des éléments fondamentaux de la prévention de l’AHT.

 

3. Éducation sur les risques du secouement et promotion de la sécurité physique

Un aspect essentiel de la prévention consiste à informer les soignants sur les conséquences du secouement violent d’un nourrisson. Au cours des premiers mois de vie, le système nerveux est particulièrement vulnérable et des mouvements brusques de la tête peuvent provoquer de graves lésions cérébrales.

Pour cette raison, il est important de rappeler que:

  • un enfant ne doit jamais être secoué, même pour tenter d’arrêter ses pleurs;
  • même des épisodes de courte durée peuvent causer des conséquences neurologiques importantes;
  • le risque augmente lorsque le soignant est submergé par la fatigue, la frustration ou le stress.

La prévention doit impliquer non seulement les parents, mais aussi toutes les personnes qui s’occupent de l’enfant, y compris les membres de la famille, les baby-sitters et les autres soignants.

 

4. Promotion de l’utilisation sûre des dispositifs pour le transport et la gestion quotidienne

La protection de l’enfant passe également par l’adoption de bonnes pratiques de sécurité au quotidien.
Les soignants devraient recevoir des informations sur l’utilisation appropriée de:

  • landaus;
  • poussettes;
  • systèmes de transport;
  • sièges auto;
  • dispositifs de retenue.

L’utilisation de ces outils doit toujours respecter les indications du fabricant concernant l’âge, le poids et le positionnement correct de l’enfant.

Bien que certains dispositifs puissent intégrer des systèmes technologiques de soutien, aucune technologie ne peut remplacer l’attention, la supervision et la présence de l’adulte.

 

5. Promotion de la demande d’aide

L’un des messages les plus importants de la prévention concerne la normalisation de la demande d’aide.
Pendant les premiers mois de la vie de l’enfant, il est normal de ressentir de la fatigue, de la frustration ou des moments de difficulté. Reconnaître ces émotions et les partager constitue un comportement responsable et protecteur.

Les programmes de prévention promeuvent:

  • l’implication du réseau familial et social;
  • l’échange avec les pédiatres, sages-femmes et autres professionnels de santé;
  • l’accès aux services territoriaux et aux programmes de soutien à la parentalité.

Demander du soutien signifie prendre soin de soi et, en même temps, de son enfant.

 

Conclusions

Les données scientifiques disponibles indiquent que les programmes éducatifs destinés aux soignants améliorent les connaissances sur les pleurs des nourrissons, sur les stratégies de gestion du stress et sur les risques associés au secouement du nourrisson (Barr et al., 2012; Scott et al., 2022).

Bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour définir avec plus de précision leur impact sur l’incidence de l’Abusive Head Trauma, il existe un large consensus sur la valeur de l’information précoce, du soutien à la parentalité et de la prévention comme outils fondamentaux pour promouvoir la santé et la sécurité des enfants.

L’Abusive Head Trauma représente une pathologie grave mais, dans de nombreux cas, potentiellement évitable. Diffuser des connaissances scientifiquement fondées, soutenir les soignants dans les moments de plus grande difficulté et favoriser un réseau de collaboration entre les familles, les professionnels de santé et les services territoriaux signifie contribuer concrètement à la protection du développement infantile et au bien-être des enfants dès les premiers mois de vie.

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