Cura e attenzioni amorevoli
Chapitre 10 – Le nettoyage des yeux, des oreilles et du nez
Après une nuit de sommeil, les enfants, comme les adultes, peuvent avoir les yeux légèrement collés en raison de l’accumulation des sécrétions produites pendant le repos. La présence, au réveil, de résidus modérés de mucus au niveau des yeux est normale. En revanche, si les sécrétions sont abondantes et épaisses, et si l’œil est rouge et très collant, il est préférable de consulter le pédiatre, car il pourrait s’agir d’une conjonctivite.
Pour nettoyer les yeux, de l’eau tiède suffit généralement. Si cela ne suffit pas, il faudra utiliser une compresse douce et stérile imbibée de sérum physiologique ou d’eau stérilisée, en la passant délicatement sur les paupières, du coin interne vers le coin externe de l’œil, en prenant soin de changer de compresse entre un œil et l’autre.
Les oreilles sont des organes imperméables et peuvent être mouillées sans problème pendant le bain, mais elles ne doivent être nettoyées que dans leur partie externe. En réalité, les oreilles se nettoient d’elles-mêmes.
À chaque bain, l’eau, l’humidité et la petite quantité de produit nettoyant qui peut pénétrer dans le conduit auditif contribuent à dissoudre et à éliminer spontanément l’excès de cérumen. Après le bain, il suffit de les rincer et de les sécher délicatement avec une serviette douce. Lorsque l’enfant sera plus grand, au moment du séchage des cheveux, il sera possible de diriger très prudemment l’air tiède du sèche-cheveux vers le conduit auditif afin de faire évaporer l’humidité résiduelle.
Il est désormais bien établi que l’utilisation de bâtonnets ouatés est nocive, car elle compacte le cérumen et risque de provoquer des lésions du conduit auditif. Il faut rappeler que le cérumen a une fonction antibactérienne et protectrice indispensable à la santé de l’oreille, bien qu’il soit souvent associé, à tort, à un manque d’hygiène ou à une gêne pour l’audition. En réalité, il ne provoque des troubles ou des bourdonnements que lorsqu’il est produit en excès ou lorsqu’il est repoussé vers le fond du conduit, formant un bouchon de cérumen. Dans ces cas, il est conseillé de consulter le pédiatre qui, après un simple examen otoscopique, pourra éventuellement prescrire des céruminolytiques ou procéder à l’extraction mécanique du bouchon.
Passons maintenant au nez. Durant les premiers mois de vie, le bébé est un respirateur nasal obligatoire, c’est-à-dire qu’il respire uniquement par le nez et non par la bouche, qui lui sert principalement à téter et à se nourrir. Le nez n’est donc pas seulement un organe de passage de l’air, mais aussi un point de connexion important pour l’ensemble des voies respiratoires, telles que les oreilles, la gorge et les sinus. Une congestion nasale est très inconfortable pour lui : elle l’empêche de bien dormir et de téter correctement, et réduit l’apport optimal d’oxygène aux poumons. Comment prévenir l’accumulation de sécrétions dans le nez et le dégager, sachant que l’enfant, au moins jusqu’à l’âge de trois ans, n’est pas capable de se moucher seul?
Pour garder le nez du bébé propre, il est nécessaire d’éliminer le mucus à l’aide de lavages nasaux spécialement conçus pour l’âge néonatal et infantile. Un lavage nasal correct consiste à introduire dans le nez une solution physiologique introduire dans le nez une solution physiologique chauffée à la température corporelle afin de nettoyer les fosses nasales et d’éliminer les sécrétions stagnantes. Ce geste libère le nez, élimine les agents infectieux et allergènes et empêche le mucus d’atteindre les oreilles, les amygdales, la gorge, le pharynx et les bronches.

Comment effectuer un lavage nasal? Avant de procéder au lavage nasal, il est indispensable de réchauffer la solution. Ensuite, on aspire le sérum physiologique à l’aide d’une seringue adaptée. L’enfant est allongé sur une table à langer ou une surface plane (il est possible de l’envelopper dans un drap pour mieux contrôler ses mouvements), la tête tournée sur le côté. On introduit l’embout (une seringue avec un embout anatomique) dans la narine supérieure et, en exerçant une légère pression, on fait pénétrer le liquide dans le nez. La solution passe ainsi d’une narine à l’autre, favorisant l’élimination de l’excès de mucus. L’opération est ensuite répétée de l’autre côté, en tournant la tête de l’enfant dans la direction opposée. Pendant le lavage, il faut veiller à ce que la bouche du bébé reste ouverte. À la fin, on redresse l’enfant pour faciliter l’écoulement des sécrétions et on nettoie le nez avec un mouchoir. (10)
Parfois, la congestion nasale n’est pas due à des agents infectieux ou allergènes, mais à la sécheresse des muqueuses.
Les cellules de la muqueuse qui tapisse les voies respiratoires supérieures sont dotées de cils, de minuscules poils vibratiles agissant comme de petits « balayeurs » qui poussent le mucus vers l’extérieur. Un air très froid, très chaud ou trop sec peut paralyser temporairement ces cils : les sécrétions s’accumulent alors et le nez se bouche. Pour maintenir la muqueuse des voies respiratoires du bébé en pleine efficacité, il est donc essentiel de veiller à la qualité de l’air à la maison : éviter de surchauffer avec les radiateurs, placer sur chacun d’eux un petit récipient d’eau faisant office d’humidificateur ou y poser un linge humide. Le taux d’humidité idéal à l’intérieur est d’environ 50 %.
Dans les conditions climatiques de notre pays, la meilleure façon de maintenir une température et un taux d’humidité adéquats à la maison est d’ouvrir fréquemment les fenêtres et d’aérer les pièces (11). Si l’on choisit d’utiliser un humidificateur dans la chambre de l’enfant, il est indispensable d’en nettoyer régulièrement les filtres afin d’éviter l’accumulation de bactéries et de moisissures qui pourraient ensuite se diffuser dans l’air, et de ne pas ajouter d’huiles essentielles ou d’essences parfumées dans le réservoir d’eau, car elles pourraient être irritantes.
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(10) N. Principi et S. Esposito, « Nasal Irrigation: An Imprecisely Defined Medical Procedure », International Journal of Environmental Research and Public Health 14 (2017) n° 516
(11) G. Chirico et al, « Nasal congestion in infants and children: a literature review on efficacy and safety of non-pharmacological treatments », Minerva Pediatrica 66 (2014) pp 549-557
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