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Approfondimenti scientifici

Le sommeil du nouveau-né

Dott.ssa Alexandra Semjonova, PhD, MBA
FOCUS: Le sommeil

Il faut garder à l’esprit que chaque enfant est différent. Il est erroné de penser que tous doivent se comporter de la même manière au moment d’aller se coucher et pendant la nuit. Certains enfants s’endorment facilement, tandis que d’autres ont beaucoup de mal à se détendre et à trouver le sommeil. Certains dorment d’une traite, d’autres se réveillent sans cesse. Certains ont besoin de peu d’heures de sommeil, d’autres ont besoin de se reposer longtemps.

Comment dort le fœtus?

Dans l’utérus, le fœtus alterne d’abord entre activité locomotrice et calme, avec intervalles de 0 à 60 minutes, puis, au cours de la seconde moitié de la grossesse, les phases alternent : sommeil et veille pendant 2 heures. Ce rythme est soutenu par des facteurs maternels : hormones (mélatonine, cortisol), glycémie (repas maternels), température,
contractions utérines rythmiques. À la fin de la grossesse, les états de “sommeil actif” sont bien différenciés (en présence de mouvements oculaires rapides – REM, mouvements oculaires rapides – et de certains mouvements du corps) et de “sommeil paisible” (absence de mouvement du corps), au cours de laquelle se déroulent des processus évolutifs très importants, tels que la maturation de tous les organes, la sécrétion d’hormones, la répétition de l’expérience de l’éveil. Dès le plus jeune âge, le temps passé à dormir favorisera le développement de l’enfant.

come dorme il feto?

De la naissance jusqu’à 4 mois

Un cycle de sommeil chez le nouveau-né dure entre 50 et 60 minutes. Les réveils sont donc plus fréquents chez les jeunes enfants, qui dorment également 18-19 heures par jour, avec des différences individuelles notables. Ayant perdu les influences maternelles prénatales, le rythme n’est plus maintenu à 24 heures ; c’est pourquoi, au cours des premières semaines il n’y a pas d’horaires prévisibles pendant lequel l’enfant dort. Vers 6 à 8 semaines, on observe une augmentation progressive des périodes de sommeil nocturne. Entre 3 et 4 mois, l’enfant peut synchroniser ses rythmes avec ceux de l’extérieur : le rythme lumière-obscurité, grâce notamment à la sécrétion de mélatonine, significative à partir de 3 mois, la régularité et la qualité des activités sociales et, dans une mesure variable, la régularité des repas.

Entre 2 et 4 mois, l’organisme est donc physiologiquement prédisposé à reprendre le rythme de 24 heures du cycle veille-sommeil, perdu après la naissance. Dans notre société, la majorité des nourrissons âgés de 4 mois en haut, ça fait trois siestes diurnes (en milieu de matinée, en début d’après-midi et en fin d’après-midi) et un sommeil nocturne ponctué de réveils courts et normaux (2 à 3 en moyenne). Ce mécanisme est facilité si les parents adoptent un comportement cohérent et prévisible vis-à-vis de l’enfant.

L’évolution du sommeil suit les phases du développement psychomoteur, en particulier l’acquisition de la capacité à gérer la séparation d’avec la mère et le monde extérieur, ce qui inclut également l’endormissement. Il est important que les parents aient confiance en leur enfant et le guident : pour l’enfant, il s’agit d’aspects fondamentaux pour développer sa confiance en soi et apprendre à gérer son anxiété face à des événements inconnus et imprévisibles. D’où l’importance des routines qui précèdent les moments de séparation, auxquels l’enfant devrait pouvoir participer de manière toujours plus active et en tant que protagoniste.

Entre 4 et 7 mois

Vers l’âge de 4 à 5 mois, chez l’enfant, augmentent compréhension de la séparation d’avec maman et papa et la reconnaissance et l’anticipation de ce qui va se passer. Les nourrissons qui se réveillent la nuit dans des situations différentes de celles dans lesquelles ils se sont endormis (par exemple, seuls dans un berceau ou un landau après s’être endormis dans les bras d’un parent dans une autre pièce) peuvent avoir plus de mal à se rendormir et appelleront leurs parents pour être rassurés et se rendormir. Ce phénomène s’accentue vers l’âge de 6-7 mois, quand la maturation de la reconnaissance des étrangers et des nouveaux environnements rend plus difficile l’adaptation aux nouveautés et aux séparations de l’adulte: le sommeil devient encore plus dépendant du bien-être émotionnel et relationnelle de l’enfant au cours de la journée. Si, lors de ses réveils naturels, l’enfant retrouve tout comme au moment où il s’est endormi (environnement, obscurité, parent à proximité…), cela l’aidera à se rendormir et, progressivement, à mieux accepter le moment où il doit aller se coucher. À l’inverse, le contraire peut renforcer la « lutte » de l’enfant contre l’endormissement le soir et entraîner un sommeil plus superficiel et des réveils plus fréquents. À partir de 6-7 mois, les aspects liés à la sécurité lors des moments de séparation avec l’adulte deviennent prioritaires.

À tout âge, la qualité du sommeil est influencée par facteurs individuels (tempérament, expériences pré et périnatales), environnementaux et relationnels (attachement aux parents, relations familiales, habitudes et attentes) et d’autres facteurs organiques (troubles physiques, maladies). D’autres difficultés de sommeil peuvent apparaître au retour de la mère du travail, lors de l’entrée à la crèche, en raison de tensions familiales ou de changements de routine, ainsi que dans les phases précédant un « saut » dans le développement psychomoteur (apprendre à marcher seul ou acquérir de nouvelles compétences linguistiques…), au cours desquelles l’enfant peut manifester un comportement désorganisé, avec de l’irritabilité et des difficultés à rester endormi.