Skip to content

Approfondimenti scientifici

Bien-être du nouveau-né et qualité de l'environnement: du tabagisme aux contaminants domestiques

Dr.esse Ilaria Virgillito & Dr.esse Rosaria Taverna
FOCUS: Pollution environnementale

Pendant la grossesse, l’exposition à la fumée de tabac représente un facteur de risque significatif pour la santé materno-fœtale. Les substances toxiques présentes dans la fumée, dont la nicotine, le monoxyde de carbone et les hydrocarbures aromatiques polycycliques, traversent facilement la barrière placentaire, réduisant l’apport d’oxygène et de nutriments au fœtus. Cela peut entraîner des conséquences importantes, notamment une fausse couche, un accouchement prématuré, un faible poids à la naissance et un retard de croissance intra-utérin.

Chez les nouveau-nés exposés à la fumée in utero, le risque de syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN), de pathologies respiratoires et d’altérations du développement neurologique est augmenté. De même, l’exposition à la fumée passive après la naissance a des effets néfastes, compromettant la fonction pulmonaire et augmentant l’incidence des infections respiratoires, des otites moyennes et de l’asthme. Le sevrage tabagique pendant la grossesse est donc une mesure cruciale pour protéger la santé de l’enfant et garantir un environnement intra-utérin favorable au développement.

 

Alimentation complémentaire et qualité de l’eau

Lors de l’introduction de l’alimentation complémentaire, le nourrisson est particulièrement sensible à la qualité des aliments et de l’eau. L’immaturité des systèmes enzymatique et immunitaire, associée à une exposition plus élevée par unité de poids corporel, augmente la vulnérabilité aux contaminants et aux pathogènes.

Pour cette raison, il est fondamental de :

  • Faire bouillir l’eau pendant au moins 3 minutes avant de l’utiliser pour la préparation des bouillies et du lait maternisé, afin d’éliminer les bactéries (Escherichia coli, Listeria, Salmonella) et les virus (Norovirus, Rotavirus).
  • Contrôler la qualité de l’eau, en évitant l’utilisation de sources potentiellement contaminées par des nitrates, des métaux lourds (plomb, arsenic, mercure), des pesticides et des microplastiques, qui peuvent avoir des effets négatifs sur le développement neurologique et métabolique.

 

Eau sûre pour les nourrissons à partir du 6ème mois

  • Eau du robinet : elle doit être potable et exempte de contaminants ; si nécessaire, la faire bouillir.
  • Eau en bouteille : privilégier les eaux minérales à faible teneur en sodium (<20 mg/L) et en nitrates (<10 mg/L), adaptées à la préparation des aliments pour nourrissons.
  • Éviter les filtres domestiques non certifiés, qui peuvent altérer la composition de l’eau sans garantir une réelle épuration.

 

Qualité de l’environnement domestique

L’environnement dans lequel vit le nouveau-né est déterminant pour sa santé. Le système respiratoire et immunitaire du nourrisson, encore en développement, le rend particulièrement sensible aux polluants intérieurs.

Cuisson des aliments et ventilation

Pendant la cuisson, en particulier avec des cuisinières à gaz, du monoxyde de carbone (CO), des oxydes d’azote (NOx) et des particules fines (PM2,5) peuvent être libérés. Une hotte de cuisine efficace avec une aspiration adéquate réduit l’accumulation de ces composés nocifs, protégeant le nourrisson d’éventuels irritations respiratoires, asthme et allergies.

Vernis et peintures

Les peintures synthétiques peuvent contenir des composés organiques volatils (COV) tels que le benzène et le formaldéhyde, qui libèrent des vapeurs pendant des semaines. Il est conseillé d’utiliser des peintures à l’eau, certifiées à faible émission de COV, pour garantir un environnement plus sain.

Parfums et désodorisants

De nombreux parfums d’ambiance contiennent des phtalates et des solvants chimiques potentiellement perturbateurs endocriniens. Il est préférable de les éviter ou de les remplacer par des huiles essentielles naturelles, utilisées avec modération et dans des pièces bien ventilées.

Jeux, peluches et matériaux plastiques

Même les objets du quotidien, tels que les peluches et les ustensiles en plastique, peuvent contenir des substances nocives. Les peluches ont tendance à accumuler la poussière, les acariens et les moisissures, et peuvent être traitées avec des colorants azoïques, des retardateurs de flamme (PBDE) ou des phtalates. Il est conseillé de choisir des produits certifiés, lavables et fabriqués à partir de matériaux naturels.

 

Plastique et Bisphénol A (BPA)

Le Bisphénol A (BPA) est un composé chimique présent dans certains plastiques, connu pour sa capacité à interférer avec le système endocrinien. Bien qu’il ait été interdit dans de nombreux produits pour enfants, des alternatives telles que le BPS et le BPF sont encore utilisées et peuvent avoir des effets similaires.

C’est pourquoi, en général il est préférable d’opter pour :

  • Vaisselle et couverts en acier inoxydable ou en silicone alimentaire
  • Jouets sans métaux lourds ni phtalates
Tapis et qualité de l’air

Les tapis et moquettes, tout en offrant du confort, peuvent être une source importante de polluants intérieurs, en particulier pour les enfants qui passent beaucoup de temps au sol. Les principaux sont :

  • Particules fines (PM10, PM2,5) : elles s’accumulent dans les tapis et peuvent être facilement inhalées.
  • Allergènes : les acariens de la poussière, les moisissures, les poils d’animaux et les pollens se concentrent dans les tissus.
  • Substances chimiques :
    • Composés organiques volatils (COV) : libérés par les matériaux synthétiques des tapis et les produits de nettoyage, ils peuvent irriter les voies respiratoires et affecter le système nerveux central.
    • Retardateurs de flamme (PBDE, TCEP) : présents dans les tapis traités pour la sécurité incendie, ce sont des perturbateurs endocriniens qui peuvent altérer le développement hormonal au cours des premières années de vie.
    • Pesticides et métaux lourds : les tapis peuvent accumuler des résidus de pesticides et des traces de métaux lourds.

 

Conseils utiles pour un environnement domestique plus sain
  • Choisir des tapis en fibres naturelles, non traités avec des substances chimiques.
  • Passer l’aspirateur fréquemment avec des appareils équipés d’un filtre HEPA, qui piège les allergènes et les particules ultrafines.
  • Éviter de porter des chaussures à l’intérieur pour réduire le dépôt de polluants sur le tapis.
  • Laver régulièrement les tapis avec des détergents naturels.
  • Garantire una bonne ventilation des pièces pour réduire l’accumulation de composés organiques volatils et améliorer la qualité de l’air.
  • Utiliser un purificateur d’air avec filtre HEPA, des filtres à haute efficacité conçus pour capturer les particules microscopiques en suspension dans l’air, particulièrement utile dans les chambres d’enfants pour réduire les allergènes et les particules fines.

Associazione Italiana Medici per l’Ambiente (ISDE Italia) & Associazione Culturale Pediatri (ACP). (2025). Tossicità nei giocattoli: PFAS e bisfenoli pericolosi per i bambini.

Centers for Disease Control and Prevention (CDC). (2020). Childhood lead poisoning prevention: protecting children from exposure to lead-based paint and other sources.

Environmental Protection Agency (EPA). (2019). America’s children and the environment: measures for contaminants, exposures, and health.

European Environment Agency (EEA). (2018). Air pollution and children’s health: exposure, health effects and policy implications.

Microbiologia Italia. (2024). Gli effetti dell’inquinamento ambientale sulla salute dei bambini.

Ministero della Salute. (2023). Impatto dell’inquinamento indoor sulla salute della popolazione.

Organizzazione Mondiale della Sanità (OMS). (2018). Inquinamento atmosferico e salute dei bambini: prescrivere aria pulita.

Save the Children Italia. (2023). I rischi dell’inquinamento per la salute dei bambini.

Società Italiana delle Cure Primarie Pediatriche (SICuPP). (2024). Prodotti chimici e salute dei bambini: la necessità di nuove leggi.

Società Italiana per le Malattie Respiratorie Infantili (SIMRI). (2024). Inquinamento indoor e salute respiratoria nei bambini: cause, rischi e prevenzione.

The Lancet Commission on Pollution and Health. (2018). Pollution, health, and the planet: time for decisive action.

United Nations Children’s Fund (UNICEF). (2019). The impact of air pollution on children’s health in the Asia-Pacific region.