Lo sviluppo armonico del bambino
Chapitre 3 – Le développement sensoriel

Tout comme les connexions du système nerveux qui contrôlent les réflexes innés, les sens sont déjà formés lorsque l’enfant vient au monde. Certains sont déjà très actifs, tandis que d’autres doivent encore mûrir en s’ajustant aux stimuli de l’environnement extérieur.
Le premier sens que le fœtus développe, déjà dans le ventre maternel, est le toucher. Les images échographiques le montrent clairement : le bébé joue avec ses mains, ses pieds et le cordon ombilical, et réagit au contact de la main de la mère sur l’abdomen (5).

Dès les premiers jours de vie, il explore par le toucher les objets avec lesquels il entre en contact et s’en crée une représentation mentale, au point de reconnaître comme familiers ceux qu’il a déjà explorés (6).
Mais le sens du toucher est pour un enfant bien plus qu’un simple outil de connaissance du monde qui l’entoure : il est étroitement lié aux centres du cerveau d’où naissent les émotions et aux mécanismes ancestraux de la socialité. Le nouveau-né qui est souvent en contact peau à peau avec sa mère, qui est caressé et pris dans les bras, se sent en sécurité et relâche ses mécanismes de défense. Ses niveaux de cortisol, l’hormone du stress, sont plus bas (7), tandis que ceux de la sérotonine, qui favorise le bien-être, augmentent.
L’ouïe

Contrairement à la vue, l’ouïe est développée et déjà fonctionnelle pendant la grossesse. Le fœtus perçoit certains sons provenant de l’extérieur (8), notamment la voix de sa mère et celle de son père, qu’il apprend à reconnaître. Après la naissance, l’écoute de ces voix familières aura sur lui un effet apaisant.
Au cours des premières semaines de vie, le bébé n’est pas encore capable de distinguer les paroles des bruits de fond (9). Lui parler en « langage bébé », en accentuant les voyelles, avec des sons plus aigus et plus prolongés, l’aide à se concentrer sur les mots, à développer son sens de l’ouïe et les zones du cortex cérébral qui lui permettront bientôt d’apprendre à parler à son tour.
Vers l’âge de deux mois, l’ouïe du nourrisson est suffisamment développée pour qu’il commence à reconnaître des sons de tonalités différentes. Vers 3–4 mois, l’enfant est capable d’identifier et de comprendre la provenance d’une voix ou d’un bruit, puis de tourner la tête dans la direction d’où il provient. Il commence également à articuler certaines consonnes et voyelles. Vers 5–6 mois, il comprend que certains bruits peuvent être produits par lui-même, par exemple lorsqu’il jette des objets par terre pour le plaisir d’en entendre le bruit. Cela l’amuse généralement beaucoup et provoque chez lui de grands éclats de rire.
Pour vérifier si l’enfant a une audition normale, on peut commencer par quelques stimuli simples, par exemple en applaudissant légèrement d’un côté pour attirer son attention. Si l’enfant se tourne vers le bruit, cela signifie qu’il n’y a probablement pas d’anomalie. Si, en revanche, aucun stimulus ne provoque de réaction, il pourrait présenter un trouble auditif.
Dans ce cas, il est conseillé de consulter le pédiatre afin de diagnostiquer un éventuel problème et d’y remédier rapidement.
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Le goût et l’odorat

Ce sont deux sens qui se développent parallèlement pendant la grossesse et qui sont déjà très aiguisés à la naissance.
L’odorat est étroitement lié au goût, mais aussi aux émotions ; il joue donc un rôle déterminant dans le développement psychomoteur de l’enfant, à commencer par le processus d’attachement à la mère durant les premiers jours de vie.
À la naissance, son sens de l’odorat, déjà très développé, permet au nouveau-né de reconnaître sa mère avant même de la voir, la vue étant encore peu mature, et le guide vers le sein.
Après le premier contact avec sa mère, l’enfant apprend également à reconnaître l’odeur de son lait, qu’il préfère, comme cela a été démontré, à celle du lait artificiel et à celle du lait d’autres femmes (10). Il est aussi capable de distinguer les personnes qui prennent soin de lui à l’odeur de leur peau. La corrélation étroite entre l’odorat et les émotions explique également le lien fort entre ce sens et les processus de mémorisation. Les odeurs associées à des expériences vécues pour la première fois resteront durablement liées entre elles, au point qu’une odeur particulière pourra réveiller des réactions émotionnelles même après de nombreuses années.
En ce qui concerne le goût, à travers le liquide amniotique, l’enfant fait déjà l’expérience des saveurs des aliments consommés par sa mère pendant la grossesse. L’habituer dès la gestation à une alimentation saine et variée le rendra, plus tard, plus enclin à accepter les saveurs des aliments proposés lors de la diversification alimentaire.
Par nature, durant les premiers mois de vie, les enfants apprécient particulièrement le goût sucré et le goût umami (saveur du glutamate), composante du goût du lait ; ils réagissent par des expressions de dégoût aux saveurs amères et acides et restent indifférents au salé. Il s’agit de préférences instinctives d’origine évolutive, dont la fonction est de protéger les enfants des plantes et substances potentiellement toxiques et de les encourager à rechercher des aliments à forte densité nutritionnelle.
Dans notre société, où nous sommes entourés d’aliments sucrés à haute densité calorique et où le risque le plus fréquent n’est pas la dénutrition mais le surpoids, ces préférences n’aident pas les parents. Maman et papa devront s’efforcer d’éduquer l’enfant à une alimentation saine, variée, riche en végétaux et en fibres. Progressivement, avec l’habitude et l’exemple, les enfants surmonteront leur réticence naturelle face aux nouvelles saveurs et accepteront d’expérimenter une plus grande variété de plats (11).
La vue
La vue accompagne et contribue au développement physique, psychique et émotionnel de l’enfant dès la naissance, même si la maturation complète de l’appareil visuel n’aboutit qu’aux alentours du huitième mois de vie.

Les yeux, le nerf optique et le cortex visuel — c’est-à-dire la région du cerveau chargée de recevoir et de décoder les signaux provenant des yeux — se développent dès les premières semaines de grossesse. Tout l’appareil est prêt à fonctionner lorsque l’enfant vient au monde, mais pour s’activer et mûrir, il a besoin des stimuli de l’environnement extérieur (12).
La vision du nouveau-né est floue, comme s’il était entouré d’un épais brouillard. Il perçoit la lumière et l’obscurité, certaines formes de grande taille à courte distance, comme le visage de sa mère, mais ne distingue pas les objets plus éloignés ni les détails de ceux qui sont proches. Sa perception des couleurs est limitée. Parfois, ses yeux bougent de manière totalement désynchronisée, ce qui peut faire penser à un strabisme. Il s’agit d’un phénomène tout à fait physiologique, car il ne maîtrise pas encore pleinement sa musculature oculaire.
À 15 jours de vie, le bébé commence à distinguer plus clairement les silhouettes jusqu’à une distance de 20 à 30 centimètres de son visage (13). Vers un mois, ses yeux commencent à bouger de manière plus coordonnée, parvenant à faire la mise au point et à suivre approximativement un objet en mouvement. À 2 mois, il montre une préférence pour les surfaces aux couleurs intenses et pour les forts contrastes, comme le noir et blanc ou les oppositions entre couleurs claires et foncées. C’est également à partir de cet âge que débute le processus de distinction des nuances de couleurs, qui s’affinera progressivement au cours des mois suivants, permettant à l’enfant de percevoir de mieux en mieux les détails des objets et des images qui l’entourent. À 3–4 mois il développe le réflexe de fixation, c’est-à-dire la capacité de fixer son regard sur un objet qui attire son attention, et commence à percevoir les détails des traits et des expressions de ses parents, qu’il commencera bientôt à imiter. Il coordonne de mieux en mieux les mouvements des globes oculaires et suit les objets en mouvement avec une précision croissante. À partir de quatre mois, cette maîtrise progressive des mouvements s’accompagne du développement de la perception de la profondeur.
Vers 5 moisLa vision tridimensionnelle, c’est-à-dire la perception des différents plans de profondeur, mûrit plus tard, vers la première année de vie, lorsque l’enfant commence à faire ses premiers pas. À douze mois, les compétences visuelles de l’enfant sont adaptées à ses capacités motrices accrues : en marchant et en se déplaçant de plus en plus aisément, il affine sa perception visuelle de l’espace qui l’entoure. À 2 ans, il a acquis le contrôle complet des muscles oculaires et, à 4 ans, son acuité visuelle est équivalente à celle de l’adulte.
(5) V. Marx et E. Nagy, « Réactions comportementales du fœtus à la voix et au toucher de la mère », PLoS One 10 (2015) n° 0129118
(6) C. Sann et A. Streri, « Perception of object shape and texture in human newborns: evidence from cross-modal transfer tasks », Developmental Science 10 (2007) pp 399-410
(7) E. H. Jönsson et al, « Affective and non-affective touch evoke differential brain responses in 2-month-old infants », Neuroimage 169 (2018) pp 162-171
(8) S. P. Johnson, « Comment les nourrissons apprennent-ils à connaître le monde visuel », Cognitive Science 37 (2010) pp. 1158-1184
(9) A. Cavallini et al, « Visual acuity in the first two years of life in healthy term newborns: an experience with the teller acuity cards », Functional Neurology 17 (2002) pp 87-92
(10) B. Mampe et al, « Newborns’ Cry Melody Is Shaped by Their Native Language », Cuttent Biology 19 (2009) pp 1994-1997
(11) L. C. Erickson et R. S. Newman, « Influences of background noise on infants and children », Current Directions in Psychological Science 26 (2017) pp. 451-457
(12) A. Baudesson de Chanville et al, « Analgesic Effect of Maternal Human Milk Odor on Premature Neonates: A Randomized Controlled Trial », Journal of Human Lactation 33 (2017) pp. 300-308
(13) C. A. Forestell, « Perception des saveurs et développement des préférences chez les nourrissons humains », Annals of Nutrition and Metabolism 70 (2017) pp. 17-25
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