Skip to content

La buona nanna

"De six mois à un an, la moitié des enfants dort entre 12 et 16 heures par jour."

Chapitre 2 – Les mécanismes du sommeil chez l’enfant

CATEGORIA: Un bon sommeil
INTERESSA: 0+
TEMPO DI LETTURA: 5 min

De combien d’heures de sommeil un enfant a-t-il besoin au cours d’une journée ? Combien de temps devrait-il mettre pour s’endormir ? Combien de réveils nocturnes sont considérés comme normaux ? Il est impossible de donner des réponses uniques à ces questions. Toutes les études qui ont tenté d’établir une règle précise pour répondre aux interrogations des parents sur le sommeil de leurs enfants se sont heurtées à une limite majeure : la grande variabilité individuelle des rythmes de sommeil.

La durée totale du sommeil, le nombre de siestes diurnes et de réveils nocturnes, ainsi que le temps nécessaire pour s’endormir, évoluent rapidement au cours des premiers mois de vie et varient considérablement d’un enfant à l’autre. Ces différences dépendent en partie de caractéristiques innées, souvent héritées des parents, et en partie de l’environnement, c’est-à-dire de l’approche culturelle du sommeil dans la société où vivent les enfants et des habitudes familiales.

En tenant compte de cette variabilité, on peut dire de manière générale (7) qu’au cours des trois premiers mois de vie, environ la moitié des nourrissons dort au total entre 13 et 16 heures par jour, en incluant le sommeil nocturne et les siestes diurnes. De six mois à un an, la moitié des enfants dort entre 12 et 16 heures par jour.

Au début, le sommeil est réparti en courtes périodes de repos distribuées de façon assez uniforme entre le jour et la nuit, puis il tend progressivement à se concentrer de plus en plus durant la nuit. À six mois, la majorité des bébés dort au moins cinq heures d’affilée la nuit, mais beaucoup n’y parviennent pas encore. À un an, 15 % des enfants dorment toujours moins de cinq heures consécutives par nuit.

Le sommeil des enfants est l’un des sujets qui inquiète le plus les parents. Selon une enquête récente publiée sur PuBMed, 40 % des parents d’un enfant de huit mois pensent que leur enfant souffre d’un trouble du sommeil (8). Il est compréhensible d’être déconcerté face à un comportement aussi imprévisible et difficile à contrôler, et il existe effectivement des troubles du sommeil et d’autres problèmes de santé pouvant perturber le repos d’un enfant.

Si la mère et le père sont inquiets, il est tout à fait légitime qu’ils consultent le pédiatre. Toutefois, dans la majorité des cas, ils découvriront que ce qui leur semble étrange relève en réalité de la grande variabilité, parfaitement physiologique, des habitudes de sommeil des enfants.

Pour dissiper des craintes injustifiées, il est utile de comprendre comment fonctionne le sommeil des enfants et en quoi il diffère de celui des adultes.

Le sommeil n’est pas un état uniforme de repos du cerveau. Il est constitué de cycles composés de différentes phases au cours desquelles le cerveau est actif de manière différente. La science étudie depuis longtemps ces phases afin d’en comprendre la fonction. Lorsque nous, adultes, nous endormons, nous traversons d’abord une phase de sommeil léger, suivie d’une phase de sommeil profond sans rêves. Enfin, nous entrons dans une phase de sommeil actif, appelée phase REM (Rapid Eye Movements), durant laquelle les yeux bougent rapidement sous les paupières fermées, signe que la personne est en train de rêver. L’ensemble du cycle dure environ 90 à 100 minutes. Puis nous nous réveillons brièvement avant de nous rendormir presque aussitôt pour entamer un nouveau cycle. En général, nous ne gardons aucun souvenir de ces micro-réveils. Lorsque nous avons dormi un nombre d’heures suffisant ou, hélas, lorsque le réveil sonne, nous nous réveillons complètement.

Abonnez-vous à la newsletter

Soyez les premiers à recevoir les dernières nouvelles de la Baby Wellness Foundation !

+

Chez l’enfant, en revanche (9), l’endormissement se fait directement en phase REM, qui représente environ 50 %, voire jusqu’à 75 % de son cycle de sommeil, contre environ 20 % chez l’adulte. Les chercheurs ont émis l’hypothèse que le sommeil REM est indispensable au cerveau du nourrisson pour tester et réguler les connexions entre ses différentes zones, contribuant ainsi à la maturation du système nerveux.

Pendant la phase REM, le bébé peut bouger, donner des coups de pied, émettre des sons et parfois entrouvrir les yeux, donnant aux parents l’impression qu’il est éveillé. Le prendre dans les bras à ce moment-là risquerait de le réveiller ; il est donc important, avant d’intervenir, de s’assurer que l’enfant sollicite réellement l’attention de sa mère ou de son père.

Après la phase REM, le bébé entre dans une phase de sommeil profond et sans rêves. À la fin de cette phase, il a terminé un cycle — qui dure 50 à 60 minutes durant les premiers mois de vie — et se réveille. Contrairement à l’adulte, qui entre deux cycles ne se réveille que partiellement et presque inconsciemment, l’enfant est pendant quelques instants parfaitement éveillé : il évalue ses sensations et la situation environnementale qui l’entoure. A-t-il faim? Se sent-il bien ou perçoit-il un élément de gêne? Se sent-il en sécurité ou l’environnement lui paraît-il familier? Respire-t-il correctement?

Si tout est en ordre, l’enfant se rendort généralement spontanément, comme l’adulte. Mais il arrive souvent qu’un élément attire son attention : au lieu de se rendormir, il appelle alors à l’aide sa mère et son père.

(7) C. C. Dias, B. Figueiredo et al, « Valeurs de référence et changements dans le comportement veille-sommeil des nourrissons au cours des 12 premiers mois de vie : une revue systématique », Journal of Sleep Research 27(2018) e12654

(8) E. J. Paavonen, O. Saarenpaa-Heikkilaa et al, « Développement normal du sommeil chez les nourrissons : résultats de deux grandes cohortes de naissance », Sleep Medicine 69 (2020) pp 145-154

(9) O. G. Jenni, A. B. Borbély, P. Achermann, « Développement de l’électroencéphalogramme nocturne chez les nourrissons humains », American Journal of Physiology, Regulatory, Integrative and Comparative Physiology 286 (2004) pp 28-38

Leggi le opinioni di...

Leggi le opinioni su questo articolo da parte di fonti autorevoli in campo scientifico o di aziende specializzate.

No comment yet, add your voice below!


Add a Comment